Les espaces muséaux, en détachant/coupant/isolant les sculptures de leur contexte d’origine, les présentent comme des objets autonomes aux qualités esthétiques et formelles. Ce contexte est pourtant essentiel pour comprendre l’essence même de l’objet et en enrichir la lecture et la compréhension, comme ont pu le montrer des développements récents de la recherche[1]. Cette journée d’étude propose dès lors d’explorer la notion de sculpture « en contexte », en replaçant l’objet dans son cadre de création et son implantation d’origine.
Il s’agira d’abord d’interroger les liens entre la sculpture et son environnement d’un point de vue spatial et matériel. Le contexte, loin d’être un simple décor, influence sa perception, sa signification et ses interactions avec l’espace, tout en éclairant la place qu’elle occupe au sein d’un ensemble plus vaste.
Au-delà d’un contexte spatial, tout un contexte social peut également être éclairé. La réflexion portera également sur les conditions de commande et de production des sculptures. Les relations entre commanditaires, artistes, ateliers et communautés sociales ou religieuses, ainsi que les choix iconographiques, peuvent révéler des continuités ou des renouvellements. Il s’agira notamment d’étudier les réseaux de production, la conception des programmes sculptés et l’influence des commanditaires sur les formes, les matériaux et les sujets représentés.
Enfin, la question des fonctions et usages occupera une place centrale. La sculpture, au-delà de sa dimension visuelle, remplit des fonctions religieuses, funéraires, politiques ou identitaires. Son étude permettra d’analyser son rôle dans les pratiques liturgiques, dévotionnelles ou encore mémorielles, ainsi que dans la construction des identités collectives et les stratégies de représentation.
Les propositions de communication, comprenant un titre, un résumé de 300 à 500 mots et une courte notice biographique, sont à envoyer avant le 2 novembre 2026 à l’adresse suivante : sculptura_fnrs@unamur.be. Tant les cas d’étude que les approches thématiques sont encouragées. Les communications retenues disposeront de 20 minutes de présentation suivies d’un temps de discussion
[1] Voir à ce sujet le projet Fed-Twin CHRISTINA (Christian Iconography in the Inventory of Belgian Cultural Heritage) : Comprendre les images religieuses en contexte.